Trois éléments clés à ne pas oublier pour créer un bon « fou »

Comment créer un personnage fou ? En lui faisant faire n’importe quoi me direz-vous. Et bien c’est faux ! Car dans l’absolu, un fou n’est pas fou. Un fou est un vrai fou dès lors que son comportement dévie en regard de la norme. Et cette déviance ne doit pas être anarchique. Pour faire un bon fou, elle doit au contraire, demeurer systématique. Chers auteurs, voilà donc trois éléments à ne pas oublier pour créer un vrai fou à l’écran ou sur scène.

Conseil n°1 : Soignez la psychologie de votre personnage. Créez un fou utile dont les tocs, les défauts ou les travers peuvent être utile à votre histoire. « Dramatisez » tous les éléments qui sont à votre disposition. Sinon, vous risquez de vous perdre dans des détails sans importance sans faire avancer votre intrigue.

Conseil n°2 : Ne cachez pas la logique de votre fou au spectateur (sauf s’il s’agit, bien entendu, du coeur de votre intrigue). Attention, ne révélez pas tout dès la première minute non plus ! Disséminez ça et là les indices qui permettront au spectateur de reconstituer tout seul la psychologie de vos personnages. C’est la garantie de garder votre auditoire attentif du début à la fin du film. Si, à la fin de votre histoire, on se demande encore « mais pourquoi il fait ça lui ?! » retravaillez votre scénario. L’exemple qui me vient en tête pour illustrer ce propos est le dernier film de Paul Verhoeven, Elle. Isabelle Huppert fait n’importe quoi… Isabelle Huppert nous perd …

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Conseil n°3 : Ne pas rendre l’histoire même complètement folle. Plus votre personnage sera détaché d’une certaine réalité, plus les autres personnages doivent quant à eux, s’y ancrer. Je prends par exemple le film irréprochable. Le souci principal du film, outre qu’il soit complètement con, c’est l’absence de profondeur des personnages. Impossible d’en rencontrer de tels dans la vraie vie ! Du coup, en manque d’ancrage, on croit à peine à l’histoire, encore moins aux motivations du personnage principal.

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Sur ce, bonne écriture à tous !

café society : psychologie is back

Le pitch du film de Woody Allen  : et ben …. c’est un peu comme tous les autres. Un amour impossible, des acteurs très charismatiques, des personnages féminins emprunts de naïveté, un peu de psychologie et beaucoup blabla. Avec, en prime, la voix off de Woody Allen.

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Alors sapasousakas ? Dans une interview récente, le cinéaste New-Yorkais confessait ne pas avoir encore trouvé les clefs pour créer le chef-d’oeuvre de toute sa carrière, son Citizen Kane. Désolé Woody, avec Café society, vous n’y êtes toujours pas arrivé.

Pour rappel Woody Allen réalise, depuis les années 80, un film par an. C’est énorme ! Comment espérer créer un chef d’oeuvre personnel en consacrant si peu de temps à la réflexion entre chaque tournage ? Aller, on essaye quand même. Cherchons-le, son Kane … Je dirais Vicky Cristina Barcelona ! Des opinions plus assumées, des caractères plus trempés et un sacré rôle de salaud pour Javier Bardem qui finalement n’en est pas un.

Pour revenir à Café Society, le film se classe dans la catégorie « gentillette ». Il reste néanmoins une somptueuse vitrine du cinéma d’aujourd’hui, qui raconte le cinéma d’autrefois. Moins satirique que le Ave César des frère Cohen, moins précis que le Dalton Trumbo de Jay Roach. De beaux décors et de très beaux acteurs. La performance de Jim Carrell est au top, et Kristen Stewart est métamorphosée depuis qu’elle ne joue plus avec des vampires !

Et vous qu’en avez-vous pensé ?

A perfect day : fuck la psychologie

Le pitch du film Fernando León de Aranoa  : Vous vous demandez à quoi ressemble la vie d’un petit groupe d’humanitaires dans une zone en guerre des Balkans ? Suivez les guides : Sophie, Mambru, Katya et Damir pendant leur journée, pas complètement comme les autres.

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Fuck la psychologie = A Perfect Day, un film sans psychologie ? Pas du tout ! L’idée de ce billet est de rappeler un point important de l’écriture scénaristique (ou théâtrale, ou romanesque, etc.). Il ne faut jamais bâcler la définition de la psychologie des personnages. Mc Kee, Truby, ils diront tous la même chose. C’est la psychologie du personnage qui permet de faire avancer l’histoire, de le rendre actif face aux obstacles et de se surpasser. Il y a des films où cette définition est assez simple (le bon/le mal chez les super héros ou les romcom, qui donnent des films divertissants car plutôt légers) ou d’autres, aux schémas plus complexes (les sujets abordés sont souvent plus lourds … même des fois, on comprend rien).

A perfect day réussit le très joli tour de force de l’équilibre. Comment ? Tout simplement en plaçant l’histoire au premier rang, sans valoriser à l’excès la performance d’acteur. Ici, le premier rôle, c’est le groupe qui le tient ! Pas de Leonardo Di Caprio qui mange du poisson cru dans un torrent à – 40 degrés. Pas de Batman qui se torture l’esprit pour savoir s’il doit sauver le monde ou pas. Non, cette fois, la psychologie des personnages est au service de l’histoire et pas besoin de l’étaler pour en comprendre l’importance.

Belle leçon de simplicité du réalisateur pour un excellent film sur un sujet complexe et ancré dans la réalité ! Et vous qu’en avez-vous pensé ?

éperdument ou l’importance d’un casting réussi

Le pitch d’Eperdument de Pierre Godeau : Le film, adapté du roman Défense d’aimer de Florent Gonçalves, raconte l’histoire amoureuse et mouvementée d’un directeur de prison avec l’une de ses détenues.

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Alors en vrai sapasousakas ? L’histoire est plutôt belle (aaaah, la tentation), l’initiative intéressante (on se trouve en présence d’un réalisateur qui s’est intéressé au fait divers même avant la parution du livre de Gonçalves) et les acteurs de talent (Guillaume Gallienne et Adèle Exarchopoulos, tous deux césarisés en 2014). C’est pourtant ce brillant casting qui empêche de faire décoller le film. Analyse. 

Faire un bon casting, c’est trouver les acteurs pour des rôles et vice versa. Dès lors que les acteurs sont connus, il devient difficile, voire impossible, de dissocier leur identité « de tous les jours » de celle du personnage fictif qu’ils incarnent. Eh oui : au cinéma, on va voir le dernier Stallone ou le dernier Kad Merad (qui se souvient du nom de son personnage dans Bienvenue chez les ch’tis ?). Dans Eperdument, croire à l’amour entre Jean (Guillaume G.) et Anna (Adèle E.) c’est accepter la possibilité d’une idylle entre Adèle Exarchopoulos et Guillaume Gallienne. Premier hic, on n’y croit pas.

Guillaume/Jean trop propre, Adèle/Anna trop sexy. Des personnages bien trop opposés pour pouvoir fonctionner ensemble. Guillaume/Jean naturellement maniéré, Adèle/Anna émotionnellement débordée. Du coup le spectateur, en recherche de repères, peine à les trouver. L’histoire d’amour à du mal à légitimer sa profondeur (les scènes de sexe n’aident pas forcément). Une histoire résumée à un peu de cul alors ? Peut-être mais ce n’est pas ce que le réalisateur met en avant. Et encore, l’histoire ne fonctionnerait que dans un sens. Guillaume vers Adèle. Mais Adèle qui veut le cul de Guillaume … Une relation de pouvoir ? Non plus. Adèle/Anna n’en joue pas, lui non plus. Le spectateur doute à nouveau.

Elise, la femme de Guillaume/Jean. C’est Stéphanie Cléau, moins connue que ses deux acolytes, qui endosse le rôle de la femme trompée. A nouveau, le casting est raté. Elise est tout simplement la femme parfaite. Belle, charismatique, calme, à la fois amoureuse et fière de son mari, drôle … Mais pourquoi va-t-il la tromper ? La tentation, quoi qu’on en dise, est quelque chose d’assez mathématique. Si notre cortex reptilien nous pousse à agir selon nos pulsions, la partie la plus moderne de notre cerveau intervient toujours avant que ces actions soient entreprises : il pèse les pour et les contre et légitime nos décisions. Impossible, en première lecture du film, de voir quels sont les avantages de Guillaume/Jean à quitter sa femme pour Adèle/Anna. IMPOSSIBLE ! La liberté ? Sa femme lui donne toute latitude pour gérer sa vie. La liberté de penser ? Non plus. Le sexe ? Peut-être, mais encore une fois, ce n’est pas ce que le metteur en scène met en avant de le film. En plus, Elise est une très belle quadra (elle apparait nue dans le film, pas de plastique dans les nichons et ça fonctionne très bien comme ça). La nouveauté ? Un peu trop simple, non ?

En somme, un casting réussi fait tout le film. Le réalisateur aurait casté un Gilles Lellouche pour le rôle de Jean, le rapport entre les deux personnages principaux aurait été plus tendu, le résultat plus vrai. En revanche, prendre Poelvoorde comme directeur de prison aurait permis de créer une belle comédie. Sans changer grand chose au scénario. Malheureusement l’entre deux ne fonctionne que très modérément.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? 

L’absence de contre pouvoir : SPOTLIGHT et ENCORE HEUREUX

Du « contre pouvoir » ? kézako ? Robert McKee en parle très bien dans son livre « anatomie du scénario ». La qualité d’un script dépend, en grande partie, de la qualité des obstacles que le héros de l’histoire va devoir surmonter. Plus les énigmes vont être difficiles à résoudre (ne pas confondre difficulté et complexité), plus le héros va devoir se dépasser et le public avec. Qui n’a pas envie de trouver le meurtrier plus rapidement que Columbo ?! En somme, plus le contre pouvoir est puissant, plus le méchant est malin, plus l’histoire est prenante. C’est un peu ce qui manque  à SpotLight et Encore Heureux.

 

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SpotLight : Le film est top mais ma remarque reste vraie. Le pitch du film de Tom McCarthy, basé sur des faits réels : Une équipe de journalistes du Boston Globe enquête sur plusieurs agressions sexuelles commises sur des enfants. Les fauteurs ? Plusieurs cadres de l’Eglise Catholique locale. On est pas bête. Les bons = l’équipe de journalistes. Les « salauds » = les cathos. J’éviterai les considérations éthiques ici ! En revanche, ce qu’on peut remarquer, c’est le manque de répondant de cette Eglise corrompue. Les enquêteurs avancent, sans grand obstacle extérieur. Au sein de l’équipe c’est la même chose, pas de problème majeur, pas de dissension. Du coup, même si le film reste très agréable à regarder (le spectateur est plongé dans l’enquête du début à la fin du film), c’est son caractère informatif qui prend le pas. On développe peu d’empathie pour les personnages. Ni sympas, ni méchants, ils font leur job consciencieusement comme de bons petits chrétiens (on va pas dire cathos quand même !).

 

Encore heureux

 

Pour Encore heureux (attention spoiler alert), c’est un peu différent. Le contre pouvoir du film, c’est l’argent. Sur le thème de la comédie, le réalisateur Benoît Graffin nous montre à quel point il est difficile de résister à son appel. Tellement difficile … qu’on n’y résiste tout simplement pas ! Le film est donc une succession de non résistances aux tentations qui nous fait passer un moment rigolo, certes, mais auquel on ne croit plus dans la dernière demie heure tellement tout est gros.

Dans les deux cas, je me suis quand même diverti. Ne boudez pas votre plaisir, allez au ciné !

Comment parler en public de Dale Carnegie

Ni un sujet ciné, ni litté, ni TV, mais connexe : la prise de parole en public (exercice qui a beaucoup en commun avec le jeu d’acteur).

L’auteur : Dale Carnegie (1888-1955) a été une référence en terme de formation à la communication, au leadership et à la vente. Il a donné ses premiers cours de son Entrainement à la Parole en Public en 1912 à l’Y.M.C.A. En 1990, 4 millions de personnes ont suivi la formation. Aujourd’hui, partout dans le monde via les partenaires Dale Carnegie Training, les principes de son concepteur continuent d’être enseignés.

Le pitch du livre : Comment parler en public et voilà ! Des principes et des exemples. 200 pages qui se lisent très vite. Aux éditions Livre de Poche.

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Et il est bien ce bouquin ? Oui. Je vois deux raisons à cela.

Tout d’abord il est simple. Il n’aborde qu’à titre d’exemple les problèmes de respiration, de confiance en soi ou de concentration qu’on aurait tendance à prioriser en premier lieu. Dale Carnegie ne perd jamais de vue une seule chose : l’objectif. Qu’il soit d’informer, de distraire ou de convaincre, seul l’objectif est moteur et vous amène à faire des choix. A dire ce qu’il faut. Et à dialoguer avec votre auditoire.

Le livre est répétitif. Oui. Le bouquin redit sans cesse la même chose. S’il le fait, c’est parce que c’est essentiel. Il faut comprendre votre objectif et travailler dur pour y parvenir. Puis s’entrainer. Puis se remettre au travail. S’entrainer à nouveau. Etc.

Un autre lumière à apporter sur le bouquin ? Je vous écoute !

Les chevaliers blancs, ça passe ou ça casse ?

Le pitch des Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse : Le film s’inspire librement de la mésaventure de 2007 des membres de la mission « l’Arche de Zoé ». Le réalisateur relate dans son oeuvre la mission de l’équipe de Jacques Arnault, président de l’ONG Move for Kids : sauver 300 orphelins Africains en les ramenant en France.

Chevaliers Blancs

Alors en vrai sapasousakas ?

Ca passe, ça passe même très bien : l’histoire bien évidemment. Sujet porteur en or (même si pas gai pour le dimanche soir). On veut en apprendre plus sur les raisons qui ont poussé l’équipe à aller si loin, alors qu’elle se savait très vite hors-la-loi. La fin, hyper sobre, vous met aussi un gros poids sur l’estomac.

Ca passe aussi très bien : la technique. Les images du Maroc sont superbes. Le montage, parcellaire, joue aussi pour beaucoup dans l’atmosphère intrigante du film.

Ca passe enfin : Vincent Lindon. Chez nous, cocorico, on aime bien nos acteurs. Pas besoin qu’ils soient bons. On les aime bien, ça nous suffit. Vincent Lindon, on l’aime bien (l’ancien amoureux de Sophie Marceau dans l’Etudiante m’aura marqué à vie) et en plus il est bon. Sobre. Plutôt précis. C’est efficace.

Ca passe moins : ça reste en surface. C’est le gros point noir du film. Si on n’a pas eu vent du faits divers, on a du mal à rentrer dans le film. Pourquoi ? Parce que les motivations profondes des personnages ne sont quasiment pas traitées. Vincent Lindon prend beaucoup de place en laissant peu pour les autres. Qu’est ce qui pousse l’équipe à rester si longtemps sur place et à continuer leur action qu’ils savent illégales ? Pas d’indice. Dommage. Du coup, on reste plein d’interrogations, on va sur internet et on lit tout ce qui se dit encore sur le sujet..

Et vous vous en avez pensé quoi ?

Les 8 salopards, ça passe ou ça casse ?

Le pitch du 8e film de Quentin Tarantino : L’histoire de 8 salopards bloqués dans un cabanon pendant le blizzard. En dire plus, c’est spoiler. En dire moins … de toute façon vous irez parce que c’est Tarantino !

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Les 8 salopards en plein blizzard

Alors en vrai sapasousakas ?

Ca passe, ça passe même très bien : le générique ! Ou plutôt les informations que contiennent le générique. 1) La musique est signée Ennio Morricone (le compositeur des westerns spaghettis de Sergio Leone), et elle prend tout de suite aux tripes. 2) Tarantino a eu la bonne idée de filmer en Ultra Panavision 70, une caméra qui n’est pas sortie des placards depuis presque 50 ans. Quelle différence avec les caméras d’aujourd’hui ? Un grain plus doux, et des objectifs hyper grand angle qui permettent d’avoir des plans larges … très larges (les plans de paysage du débuts du films sont top). Malheureusement, pour profiter pleinement du format, il faut que les salles soient correctement équipées. Or, en France, seule une salle en Normandie a eu ce privilège. Si vous n’habitez pas dans le coin, ne vous en faites pas, le résultat est pas mal quand même.

Ca passe aussi : les décors. Très belles ambiances. Très beaux décors. De belles gueules d’acteurs aussi. Impressionné par la sale tronche de Jennifer Jason Leigh, méconnaissable dans le film.

Ca passe moins : c‘est long, c’est verbeux, c’est du Tarantino ! Pour tout vous dire, je ne suis pas un adepte du bonhomme. On ne peut pas s’empêcher de faire la comparaison avec Django, un film bien rythmé, soutenu par une super performance d’acteurs. Dans les 8 salopards, Tarantino renoue avec la parlotte au détriment du rythme du film qui dure tout de même 2h47 (mon voisin hyper fan du réalisateur a  piqué du nez deux fois). Après, quand ça pète, ça pète ! Faut juste attendre.

Ca passe pas du tout : Channing Tatum ! Mais qu’est ce que fait ce petit trou du cul au casting ? Mike XXL ok. 22 jump street. D’accord. Mais quand on connait le gout prononcé de Tarantino pour les clins d’oeil cinéphiles dans ses propres films, quoi penser de l’intervention du danseur tabletto-chocolatisé ici ? Bémol aussi sur la direction d’acteur d’Eli Roth dont la performance se rapproche trop de celle d’un Christopher Waltz (le maniaque détaché).

Et vous vous en avez pensé quoi ?

Les références de Quentin Tarantino en 3 minutes

Merci aux nouveaux cinéphiles pour cette découverte ! Jacob T. Swinney a publié début 2015 une vidéo pour le blog indiewire. Ce montage de 3 minutes compare des extraits des films du réalisateur américain avec les films qui l’ont inspirés.

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Et les  ressemblances sont assez frappantes ! Même en connaissant le côté hyper cinéphile de Tarantino, sa capacité à pousser le mimétisme aussi loin reste étonnante. Pulp Fiction, Kill Bill, Django Unchained… presque tout y passe ! Une découverte à ne pas bouder à l’occasion de la sortie du dernier film de mr T.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

 

Nikon Film Festival – Je suis un sauvage

Pour commencer, bonne année tout le monde ! Nous y revoilà. Un an plus tard, retour à la case Nikon Film Festival pour une nouvelle création Je suis un sauvage.

Je suis un sauvage - visu

J’ai déjà regardé quelques films sur le concours et certains mon plu. Il y a déjà trop de films à voir (presque 700 à l’heure ou j’écris ce billet) mais je ne manquerai pas de faire mon top 10 le jour où les 50 sélectionnés seront annoncés.

Alors, qu’avez vous pensé de mon film ?