Archives Mensuelles: juin 2015

Le formation de l’acteur de Constantin Stanislavsky

Constantin Stanislavsky est un comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique russe (1863-1938). Son enseignement est à la base du célèbre cours new-yorkais de théâtre Actors Studio de Lee Strasberg et Elia Kazan. La formation de l’acteur est publié pour la première fois en 1936. Stanislavsky est également l’auteur de la construction du personnage.

Le pitch du bouquin : Le jeune Kostya veut devenir acteur et décide de se former avec le professeur Tortsov. Le livre prend la forme du journal intime de Kostya, tenu pendant sa première année de formation.

formation acteur

En vrai, ça raconte quoi ? La formation de l’acteur est le premier livre que j’ai lu lorsque j’ai intégré le studio Muller, une école de comédien professionnel à Paris (j’y suis resté entre 2009 et 2012). L’objectif : comprendre la méthode de jeu de Constantin Stanislavsky et son intelligence émotionnelle, autrement dit la base de l’enseignement type Actors Studio. Au cours de sa carrière de chercheur (et oui, même en théâtre c’est possible), Constantin Stanislavsky a découvert une chose primordiale : nous ne pouvons pas contrôler nos sentiments. Par exemple, on ne peut pas vivre la tristesse ou la joie dès lors qu’on le décide. Ce serait trop beau !

L’alternative que propose Stanislavsky est finalement assez simple : si on ne peut invoquer sur demande un sentiment, on peut en revanche, via un processus de concentration et de travail très personnel, invoquer des images, des souvenirs du passé, assez forts pour réveiller aujourd’hui l’émotion jadis ressentie. Une partie du travail de l’acteur consiste donc à se construire un jeu d’images et de souvenirs personnels, utilisables à tout moment (préparation d’un rôle, improvisation, …). L’acteur ne joue plus, il n’incarne plus, il est simplement lui-même, dans une situation. Plus l’acteur travaille, plus ses souvenirs personnels et le contexte du rôle se confondent : l’histoire du personnage devient petit à petit celle de l’acteur. L’acteur s’efface, l’homme prend place. 

C’est ce parcours, cette expérimentation, que Stanislavsky nous livre dans son livre au travers du regard de Kostya l’élève (un Stanislavsky jeune et inexpérimenté) et son professeur Tortsov (le Stanislavsky plus mature).

En conclusion : Pour ceux qui n’aspirent pas à devenir comédien professionnel mais qui veulent en savoir un peu plus sur le jeu d’acteur, le livre est très accessible ! Ceux qui se destinent à une carrière d’interprète ne pourront pas passer à côté. À lire dès le début de votre apprentissage et à relire un an ou deux ans après. Vous n’aurez pas le même niveau de lecture.

Bonne découverte à tous.

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Jurassic world : cliché n’est pas joué !

Le contenu du film : 20 après Jurassic Park, Jurassic World a ouvert. Il accueille plus de 20 000 visiteurs par jour du monde entier.Les dinosaures font désormais partie intégrante de la vie sur Terre ; la nouveauté de leur existence est acceptée de tous. Oui mais voilà, un gros gros dino (plus gros encore q’un T-Rex, plus rapide qu’un vélociraptor au galop et plus malin qu’un singe) finit par s’échapper de son enclos. Une histoire qui sent le steak frais à plein nez.

affiche-jurassic-world

En détail, ça raconte quoi ? Bien que ce nouvel opus ait fait le meilleur démarrage de tout le temps, la magie des premiers Jurassic Park n’est plus vraiment au rendez-vous. Le film reste un divertissement sympathique. On peut cependant retenir deux ou trois petits choses de ce nouvel opus

1 – Omar Sy y tient un rôle d’éleveur de raptors. C’est rigolo même s’il ne sert pas à grand chose. M’enfin cocorico ! (Merci le journaldugeek pour la photo)

JurraSYque-Park

2 – Chris Pratt est un vrai beau gosse. Il prend la pause, joue de sa voix grave quand il le faut, se fait obéir des raptors et bien sur, finit par emballer la jolie bourgeoise du film (Bryce Dallas Howard) après l’avoir faite courir une bonne demie heure dans la jungle et en talons hauts. Facile. Pour la petite anecdote il parait que Bryce a vraiment couru dans la forêt avec ses talons. Dure la vie d’acteur.

3 – Plus sérieusement, le hic du film, c’est son manque de surprise. Le méchant dino est une manipulation génétique (on ne sait plus faire des méchants autrement), le savant fou a créé le pire des animaux mais ne se doutait pas que c’était à ce point là, les gentils pensent qu’ils ont gagné la partie (et bien sur, il y aura une suite) etc. etc. Même l’humour semble être absent de cet opus avec des répliques plates et prévisibles. Bref, encore un film qui nous fait dire que lorsqu’on met tout l’argent dans les effets spéciaux …

Conclusion : Un film à découvrir pour les amateurs de gros dinos et de beaux effets spéciaux !

Histoire du cinéma français (3e édition) de Jean-Pierre Jeancolas

Né dans les années 30, Jean-Pierre Jeancolas est un critique et historien du cinéma. Il a collaboré dans plusieurs revues (Jeune Cinéma, Positif). Dans L’histoire du cinéma Français l’auteur joue à fond son rôle d’historien pour nous offrir une petite frise du temps cinématographique.

Le contenu du bouquin : Une centaine de page pour présenter les grandes lignes de l’histoire du 7e art en France : de la naissance du cinéma de Méliès à la complexité des modèles économiques de la création d’aujourd’hui.  

histoire cinéma francais

En détail, ça raconte quoi ?  En 100 pages, pas de détail ! Et parfois, ça fait du bien. Un bouquin facile à lire, qui aborde rapidement l’évolution du cinéma depuis les frères Lumières : Pathé et Gaumont étaient là dès le début, le cinéma d’après guerre, la Nouvelle Vague, les réalisateurs qui ont marqué le PAF, etc. Le tout se lit en une petite heure, voire deux, mais simplement parce que je suis un peu lent !

En somme, un bon livre pour initier sa culture quant à l’histoire du cinéma bleu blanc rouge.

Bonne lecture à tous.

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