Archives Mensuelles: août 2015

Oldies – Citizen Kane, meilleur film de tous les temps ?

Le pitch du film : Charles Foster Kane, le magnat de la presse américaine vient de décéder dans son immense demeure du royaume de Xanadu. Un directeur d’agence, intrigué par les derniers mots du milliardaire – le fameux « rosebud » – dépêche un de ses journalistes pour enquêter. Bon sang de bois, mais qui est rosebud ?

Élu « Meilleur film de tous les temps » en 1997 et 2007 par l’American Film Institute, omniprésent dans les échanges entre Welles et Henry Jaglom, il fallait bien jeter un nouveau coup d’oeil à ce chef d’oeuvre !

critique-citizen-kane-welles1
Alors, en vrai c’est comment ? Le meilleur film de tous les temps. Vous savez … Les temps changent. Les modes, les envies, les sujets aussi, alors c’est difficile à dire. Cependant, le film était et demeure d’une indéniable qualité et la plupart des choix du réalisateur fonctionnent toujours très bien.

Si je devais en retenir un : Citizen Kane est autant un film de créatif qu’un film de technicien. Valeurs de plans, cadrages, placements des acteurs, profondeurs de champs, clairs obscurs … Tout est précis dans ce film. Orson était un multi-casquettes qui aimait écrire, jouer mais aussi éclairer et monter ses films (montage resté d’ailleurs résolument moderne et dynamique). Dans Kane, Orson s’est imposé certains choix qui ne faisaient pas forcément l’unanimité à Hollywood. Tant à la technique (une image sombre et contrastée, une narration décousue en flash-back) que dans son propos (critique du système capitaliste). Le film a d’ailleurs été boudé à sa sortie (quelques polémiques couraient aussi au sujet d’Orson … ça n’a pas aidé). Oublié pendant dix ans puis redécouvert, Citizen Kane est finalement élevé au rang de chef d’oeuvre dans les années 50. Bref, une très belle leçon de précision qui pourrait être utile à tous les réalisateurs en herbe (aussi aux plus expérimentés, mais je voudrais pas les vexer). Merci Orson.

Pour le reste, je vous conseille de mener votre propre enquête… Rosebud, t’es où ?