L’interview d’Alexandre Dino du Nikon Film Festival

AmbianceNFF
Vincent : Hello Alexandre et merci de répondre à mes questions. Peux-tu tout d’abord te présenter et nous expliquer un peu mieux ton rôle chez Nikon et au Nikon Film Festival ?

Alexandre : Salut Vincent ! Je suis actuellement en charge de projets digitaux chez Nikon France. Je pilote avec toute l’équipe digitale la création de contenus comme par exemple les reportages ou les interviews qui viendront animer les sites web www.iamyourstory.fr ou www.nikon.fr. En parallèle, nous travaillons sur l’organisation d’événements comme le Nikon Film Festival auquel tu as participé l’an dernier.

Plus précisément, comment se déroule le NFF ?

Le NFF, c’est trois grandes périodes distinctes. La première est la préparation du concours qui passe par l’élaboration d’un jury, la définition d’un thème et la conception du site web www.festivalnikon.fr. Au lancement du Festival, on passe à l’étape support : il faut visionner l’intégralité des films reçus pour la publication en ligne (nous les regardons tous !), garder le contact avec les réalisateurs participants et piloter la diffusion des courts métrages en compétition. Enfin, la phase terrain, la préparation du grand final, qui démarre après l’annonce des présélectionnés. Nous devons généralement enchainer très rapidement les délibérations du jury, le Festival de Clermont et la soirée de remise de prix.

Alexandre Dino - Serge Hazanavicius

Le thème de cette année est « Je suis un geste ». Pourquoi !?

Le choix cette année a été difficile car nous hésitions entre un thème « grand public » ou un thème plus complexe, plus visuel. C’est cette dernière option qui a finalement été retenue. Nous voulions vraiment « corser » le travail des réalisateurs. Le thème nécessite un vrai travail de scénario et de mise en scène. Après 5 années d’existence, nous nous sommes permis un sacrée prise de risque ! J’ai hâte de voir le résultat, c’est un gros challenge pour les participants.

En 2016, le prix de la mise en scène remplace celui de la meilleure réalisation. Quelle différence faites-vous entre ces deux prix ?  

La différence se situe au niveau de la compréhension de ce prix, qui parlait avant tout au grand public mais pas aux professionnels. A l’inverse, récompenser la « photographie » aurait pu créer une vraie confusion avec notre activité première donc nous avons opté pour la mise en scène. Le nom change mais la volonté reste identique : récompenser le travail technique de l’image.

Globalement, les prix ont l’air plus important que lors de l’édition 2015. Me trompe-je ?

Tu as l’œil ! C’est vrai : plusieurs partenaires ont souhaité s’impliquer plus sérieusement dans le Nikon Film Festival. C’est notamment le cas de Dailymotion qui propose désormais une diffusion web pour un des primés ou Ulule qui récompensera le Prix du Public par un financement de projet. Nikon offre désormais le kit D750, une nouveauté produit orientée vidéo qui, je l’espère, convaincra les lauréats. Au delà des dotations, les partenaires souhaitent soutenir plus que jamais les participations qui méritent plus de visibilité. C’est certainement le plus important à retenir.

Le jury s’est également élargi, tu peux nous expliquer pourquoi ?

Nous avons conservé les bases de notre jury avec des membres qui incarnent l’identité du festival : ils font partie de son histoire. Pour les nouveaux, nous avons voulu garder l’esprit du web en diversifiant et multipliant les profils pour arriver à un jury final représentatif du public et cohérent. Cette année, Jacques Gamblin apportera toute son expérience du cinéma et du théâtre pour présider le jury. Cyprien apportera son regard sur la réalisation de formats web très courts. Nous sommes fiers d’être les seuls à rassembler dans un jury des réalisateurs, des acteurs, des producteurs, des journalistes, des organisateurs d’événements culturels et le Youtubeur n°1 en France pour juger les films en compétition. Ils incarnent au mieux l’esprit du Nikon Film Festival : un festival de créateurs sur le web !

À un niveau plus personnel, quelle est ton ambition dans le cadre du Festival ? 

J’espère tout simplement aider du mieux possible les participants à gagner en visibilité. Tu vois Vincent, même si de plus en plus de vidéos sont disponibles sur le web, paradoxalement, la qualité se fait rare. En plus, elle est vite noyée dans la masse ! L’objectif est donc de donner de la visibilité aux talents. Pour ce faire, il est indispensable que la NFF soit une réussite globale et que le résultat soit partagé par le plus grand nombre. Réussir à imposer le court-métrage sur le web, c’est un défi qui me plait. En tant que spectateur, je suis satisfait de voir que le Nikon Film Festival tire le niveau vers le haut … et ce n’est qu’un début, j’en suis sûr !

As-tu un souvenir, une anecdote dans le cadre du NFF 2015 que tu aimerais partager avec nous ? 

Mon plus beau souvenir sur la 5ème édition, ce sont les projections au Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand. Au départ, nous devions sélectionner seulement 10 films pour les projections (comme les années précédentes). Au dernier moment nous avons décidé d’en projeter 50 : c’était tout simplement trop difficile de choisir ! Ils méritaient tous d’être vus par un public de cinéphiles. Dans l’esprit, c’est magnifique ; dans l’organisation, moins ! Le coup de stress en valait la peine. Au final l’accueil du public sur place a été très positif et le succès des séances publiques incroyable. Nous avons du refuser du monde. C’était une belle récompense pour les réalisateurs. Plus globalement cette édition a été un grand succès : beaucoup de réalisateurs et de membres des équipes sont venus à Clermont (bien plus que prévus !), la couverture médiatique a été hallucinante, sans compter le succès préalable sur le web (les 5 premiers films comptabilisant à eux seuls 2 millions de vues) .. Bref, une effervescence, un vrai plaisir de voir que le Festival devient une référence dans le domaine.

Qu’attend l’équipe du NFF de cette nouvelle édition ? 

Nous ne changeons pas d’objectif, à savoir donner de la visibilité aux jeunes talents et mettre en avant l’image. Nous souhaitons avant tout participer au renouveau du court-métrage sur le web, pour afficher clairement qu’il est possible de faire de très bons films avec peu de moyens financiers et humains : il faut surtout de bonnes idées. Et puis d’ accompagner ces talents par la suite s’ils le souhaitent. Cette année doit permettre de démontrer que la vidéo est accessible à tous. Il est important que les films en compétition concernent le grand public autant que le milieu du cinéma. Pour le reste, c’est à vous de jouer, ou plutôt d’agir !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.festivalnikon.fr

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