Les 8 salopards, ça passe ou ça casse ?

Le pitch du 8e film de Quentin Tarantino : L’histoire de 8 salopards bloqués dans un cabanon pendant le blizzard. En dire plus, c’est spoiler. En dire moins … de toute façon vous irez parce que c’est Tarantino !

Capture d’écran 2016-01-25 à 10.27.00

Les 8 salopards en plein blizzard

Alors en vrai sapasousakas ?

Ca passe, ça passe même très bien : le générique ! Ou plutôt les informations que contiennent le générique. 1) La musique est signée Ennio Morricone (le compositeur des westerns spaghettis de Sergio Leone), et elle prend tout de suite aux tripes. 2) Tarantino a eu la bonne idée de filmer en Ultra Panavision 70, une caméra qui n’est pas sortie des placards depuis presque 50 ans. Quelle différence avec les caméras d’aujourd’hui ? Un grain plus doux, et des objectifs hyper grand angle qui permettent d’avoir des plans larges … très larges (les plans de paysage du débuts du films sont top). Malheureusement, pour profiter pleinement du format, il faut que les salles soient correctement équipées. Or, en France, seule une salle en Normandie a eu ce privilège. Si vous n’habitez pas dans le coin, ne vous en faites pas, le résultat est pas mal quand même.

Ca passe aussi : les décors. Très belles ambiances. Très beaux décors. De belles gueules d’acteurs aussi. Impressionné par la sale tronche de Jennifer Jason Leigh, méconnaissable dans le film.

Ca passe moins : c‘est long, c’est verbeux, c’est du Tarantino ! Pour tout vous dire, je ne suis pas un adepte du bonhomme. On ne peut pas s’empêcher de faire la comparaison avec Django, un film bien rythmé, soutenu par une super performance d’acteurs. Dans les 8 salopards, Tarantino renoue avec la parlotte au détriment du rythme du film qui dure tout de même 2h47 (mon voisin hyper fan du réalisateur a  piqué du nez deux fois). Après, quand ça pète, ça pète ! Faut juste attendre.

Ca passe pas du tout : Channing Tatum ! Mais qu’est ce que fait ce petit trou du cul au casting ? Mike XXL ok. 22 jump street. D’accord. Mais quand on connait le gout prononcé de Tarantino pour les clins d’oeil cinéphiles dans ses propres films, quoi penser de l’intervention du danseur tabletto-chocolatisé ici ? Bémol aussi sur la direction d’acteur d’Eli Roth dont la performance se rapproche trop de celle d’un Christopher Waltz (le maniaque détaché).

Et vous vous en avez pensé quoi ?

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